Les droits des jeunes femmes dans le monde arabe : ou en sommes-nous ?

Les droits des jeunes femmes dans le monde arabe : ou en sommes-nous ?

LES POINTS MARQUANTS

  • La representation des femmes au systeme judiciaire reste nettement plus faible que au sein d’ l’arene politique et le nombre de juges femmes reste loin d’etre proportionnel a la population feminine des pays une region MENA.

Le tableau general reste plutot encourageant : de nombreux pays a travers un chacun s’emploient a reformer l’acces des femmes a toutes les debouches economiques et a reduire le nombre de lois restreignant un liberte d’action, avec des progres remarquables d’annee en annee. La derniere edition du rapport de la Banque mondiale ces dames, l’entreprise et le droit recense ainsi 94 reformes adoptees dans 65 pays lors des deux dernieres annees qui devraient ameliorer la condition feminine.

La plupart de ces avancees sont le fait de pays « en developpement » d’Europe, d’Asie centrale et d’Afrique et non de pays « developpes ». Neanmoins, la region du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) est la lanterne rouge du classement, avec tout juste 12 reformes, alors que l’on connait l’impact des entraves juridiques et commerciales a la participation des femmes a la population active, avec des pertes de revenu estimees a 27 %.

Ci-apres, un resume des reformes en faveur des droits des femmes et des mesures discriminatoires a leur encontre.

Vie politique :

  • La plupart des pays en region MENA n’ont aucun quotas dans leurs parlements. Neanmoins, Djibouti, l’Egypte et la Jordanie ont rendu obligatoires nos quotas pour ces dames deputes (10 % des sieges), ainsi que le Maroc (15 %) et l’Iraq (25 %).
  • Qui plus est du quota de 10 % au parlement, l’Egypte vient d’imposer un quota de 25 % en faveur des jeunes femmes dans les astuces locaux.
  • En Tunisie, la nouvelle loi electorale impose que 50 % des membres d’une liste electorale soient des jeunes filles. L’Algerie exige elle aussi la parite hommes-femmes au sein des listes electorales.
  • Quant a l’Arabie saoudite, elle reserve desormais a toutes les jeunes filles 20 % des sieges a la choura, l’assemblee consultative.

Par rapport a toutes les instances politiques, la representation des jeunes femmes en systemes judiciaires des pays d’une region MENA reste bon nombre plus faible. A l’echelle d’la region, le nombre de juges femmes reste sans commune mesure avec la part des femmes dans la population. Aucune femme n’exerce la fonction de premier magistrat dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique de ce Nord (c’est aussi la situation en Asie du Sud). Et les lois tendent a etre discriminatoires a l’encontre des femmes.

  • L’ensemble des pays une region MENA ont bien une loi limitant le type d’activites professionnelles auxquelles ces dames ont la possibilite de avoir acces.
  • Le Maroc est le seul pays une region ou la discrimination a l’encontre des femmes Afin de l’acces au credit reste interdite par la loi.
  • Avec Djibouti, le Maroc est le seul pays a imposer par la loi une remuneration equivalente pour une activite equivalent et a interdire la discrimination sexuelle a l’embauche.
  • L’Algerie a elle aussi adopte Le concept du salaire egal pour une activite egal.

Plus inquietant, claque que la region MENA soit l’une des moins bien armees, d’un point de vue juridique, pour couvrir les femmes contre des www.datingmentor.org/fr/rencontres-au-choix-des-femmes violences familiales. Notre Liban fera exception qui, avec la loi 293 visant a abriter l’actrice et les autres membres d’la famille d’la violence domestique, couvre nos quatre formes de violences contre ces dames (physiques, sexuelles, psychologiques et economiques).

Dans 18 des pays couverts par le rapport, il n’existe pas de difference juridique entre les hommes et ces dames. L’echantillon regroupe des pays riches et pauvres et des configurations sociales differentes, du Canada a Taiwan en passant avec l’Espagne, la Hongrie, Malte, le Mexique, la Namibie, les Pays-Bas, le Perou, la Republique dominicaine ou la Serbie. Cette diversite prouve que Notre suppression des differences juridiques entre les hommes et ces dames est un objectif accessible et que les pays de l’univers arabe vont pouvoir ameliorer le contrat social avec leurs citoyens.

Limiter les entraves liees au sexe donnerait aux femmes davantage de pouvoir pour inflechir nos politiques publiques et, partant, optimiser des decisions en matiere de depenses. Des recherches menees aux Etats-Unis montrent ainsi que au sein des douze mois suivant l’octroi du droit de vote aux femmes, l’evolution des comportements de vote a abouti a une hausse d’environ 35 % des depenses publiques de sante.

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